Adrien Marchandise (Mini Lab) :
« Ce sont des petits bateaux géniaux. Dans mon projet, il y a une vraie dimension de "bateau-laboratoire". L'objectif est de tester des matériaux et des technologies innovantes pour différents partenaires. Cette année, on continue à éprouver de nouveaux composants et de nouvelles manières de fabriquer des pièces à bord. C’est passionnant. Les foils ne sont arrivés qu’au début de l’année dernière. L’an passé, l’objectif était surtout de valider la fiabilité, de vérifier que je n'allais pas "décapsuler" le bateau en deux. Aujourd'hui, j'ai beaucoup plus confiance, donc je tire davantage sur la machine. Il reste évidemment plein de choses à apprendre pour trouver le mode d'emploi idéal, mais je m’amuse beaucoup plus. L'an dernier, j'étais dans l’appréhension, avec une approche très rationnelle consistant à vérifier que rien ne cassait. Maintenant, on peut faire le bourrin sans vergogne ! Je suis ravi de repartir pour une saison sur ce bateau. Je le connais par cœur désormais, il est en excellent état, c'était une suite logique. Et puis, j'ai une revanche à prendre ! Il y a deux ans sur la SAS (Les Sables-Les Açores-Les Sables), j'ai percuté un bout de bois au large du cap Finisterre. Résultat : une voie d’eau dans la coque et un bateau qui commence à couler. J’ai dû transformer l’aventure en "vacances-réparations" à Baiona, à la frontière portugaise. Malgré le reggaeton et les rencontres sympas, c’était quand même moins fun que d'aller aux Açores. Cette fois, je veux aller au bout."
Eliot Poughon (Zeste de citron) :
« C’est ma première grosse course de "Catégorie A", c'est-à-dire celles qui partent vraiment au large. Il y a forcément un petit peu d’appréhension, mais j’ai surtout hâte d’y aller. Ça va être une super expérience. En attendant, il reste encore pas mal de boulot sur le bateau pour être totalement prêt, et le départ est dans deux jours ! J’ai récupéré le bateau l’année dernière, mais nous n'avons fait que des courses relativement proches des côtes. Là, on attaque un gros morceau : on traverse le Golfe de Gascogne. C'est un autre niveau. On va passer plus de temps en mer que ce que les fichiers météo peuvent prédire à l'avance. Il va falloir gérer la stratégie, l'évolution du temps, plein de nouveaux paramètres... C'est une excellente entrée en matière dans l'optique de la Mini Transat l'année prochaine. A chaque fois que j’ai annoncé un objectif par le passé, ça ne s'est pas très bien passé... Alors pour l'instant, je préfère ne rien dire (sourire) ! Plus sérieusement, un top 10 me ferait vraiment plaisir. Mais la priorité absolue reste d'arriver entier aux Açores sur la première étape, notamment pour profiter de l'escale là-bas avec les copains, l'ambiance s'annonce sympa. Je vais peut-être me montrer un peu plus prudent sur la première manche, et lâcher les chevaux sur la seconde. On verra bien !"
Naho Takahara (Seven X Seven) :
« Je suis devenue complètement accro à la Classe Mini après la Transat ! J'ai eu le sentiment qu'il me restait encore énormément de choses à apprendre sur ce bateau. Pour moi, c'est beaucoup plus intéressant de rester sur le même support pour essayer de devenir une meilleure navigatrice, avec la même configuration que je connais déjà. Je voulais vraiment prolonger mon aventure en Mini, et grâce à mes partenaires qui ont renouvelé leur confiance pour cette saison, je peux être au départ aujourd'hui.
C'est un vrai défi. Je ne me consacre pas à 100 % à mon projet de voile de manière exclusive, car j'ai aussi ma vie et d'autres projets professionnels au Japon. Mais je garde le cap. Cette année, j'ai notamment navigué en double avec Paul Cousin, un co-skipper expérimenté pour glaner de précieux conseils en vue des grandes courses au large. J'essaie d'aborder les choses différemment, tout en restant sur le même support. Mon objectif est simple : progresser chaque jour et être une meilleure version de moi-même."
Koki Sawada (DMG Mori) :
« Je guette les fichiers météo ! J'essaie encore de bien appréhender les conditions qui nous attendent au large, mais je suis vraiment très excité. Est-ce que je suis anxieux ? Je ne dirais pas que je déborde d'une confiance absolue, mais je n'ai aucune appréhension négative qui m'empêcherait d'y aller. J'ai une envie profonde de prendre le départ. Évidemment, on garde toujours dans un coin de la tête le fait que des choses peuvent mal tourner en mer, donc je suis partagé entre l'excitation et la vigilance. Je pense que c'est le bon état d'esprit avant une telle course. J'ai commencé à naviguer un peu en série au Japon. Puis, je suis venu en France pour intégrer le circuit avec le Proto que j'ai actuellement. C'est un bateau complètement différent, très exigeant, mais c'est fantastique de pouvoir se confronter à une flotte aussi compétitive. Pour être honnête, je ne connaissais pas du tout la Classe Mini avant d'être sélectionné par l'Academy. Je suis tout nouveau dans ce monde, et c'est un honneur immense de représenter le Japon et mon équipe ici. C’est une aventure incroyable. En étant ici aux Sables d’Olonne, on pense bien sûr au Vendée Globe. Mais c'est difficile de se projeter si grand alors que je n'ai pas encore fait la Mini Transat ou d'autres courses majeures, mais quand on voit l'effervescence ici, le chenal des Sables, et le travail incroyable des équipes professionnelles, c'est une source d'inspiration unique. Un jour, je rêve de faire le Vendée Globe. J'espère obtenir de bons résultats ici pour que le public, en France comme au Japon, s'intéresse encore plus à la course au large. Cette Mini Atlantique, c'est le premier pas pour tracer mon chemin vers ce grand rêve."
source : Sillages communication